• A propos du film "Public Sénat" sur Simon Leys

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    A propos du film "Public Sénat" sur Simon Leys

     

    Simon Leys, l’homme qui a déshabillé Mao

     

    mardi 30 avril 2024, par anonyme 

     

    https://youtu.be/6bOI2B68GsY

     

     

     

    Leys, l’homme qui a déshabillé Mao

    Public Sénat - 3 février 2024 - 52’22

     

    Cliquer ici pour télécharger la vidéo en MP4

     

     

    Note du posteur sur VLR:   "Je signale ce documentaire de Public Sénat sur Simon Leys (pseudo de Pierre Ryckmans), celui qui a écrit le fameux livre sur Mao, publié aux éditions Champ Libre. Le docu date de février dernier, et il porte sur deux sujets qui sont au cœur de ce qui anime ce site : Mai 68, et le maoïsme (qui n’est pas ma tasse de thé, même chinois, mais qui fait partie de l’histoire). Le débat n’est pas à la suite, mais vous ne ratez pas grand-chose. Si quelqu’un peut mettre en ligne ce docu.

    Fiche Wikipedia du docu :

    Simon Leys, l’homme qui a déshabillé Mao, réalisé par Fabrice Gardel et Mathieu Weschler, est un film documentaire français diffusé, en février 2024, par la chaîne Public Sénat.

    Le docu est sur Youtube : Leys, l’homme qui a déshabillé Mao

    Public Sénat (présentation du docu) 3 févr. 2024

    Dans l’époque sombre et confuse que nous traversons, Public Sénat poursuit la mise en lumière d’esprits clairs et courageux. Après des films sur Raymond Aron et Albert Camus, ce documentaire porte sur Simon Leys, qui s’inscrit dans la même filiation intellectuelle : celle des hommes qui regardent le monde tel qu’il est.

    Simon Leys (né Pierre Ryckmans) a en effet été le premier et le plus lucide dénonciateur des crimes maoïstes, qui ont provoqué la mort de 60 à 100 millions de personnes. Son ouvrage « Les Habits Neufs du Président Mao » publié dès 1971 reste une référence sur ce sujet.

    Rendant hommage pour la première fois à ce sinologue d’une culture stupéfiante, ce « spectateur engagé » qui a regardé la réalité du maoïsme en face, ce film raconte aussi le prix que cet homme a payé pour son courage : une immense solitude.

    Ce documentaire montre bien le décalage abyssal entre ce que Leys voit en Chine et la petite musique révolutionnaire qui se joue au quartier latin. D’un côté Simon Leys décrit un Mao Machiavel, cynique, ivre de pouvoir, qui plonge le pays dans un chaos sanglant. D’un autre côté, en Occident, de jeunes gauchistes et intellectuels brillants aveuglés par la propagande rêvent d’un Orient rouge parfait, d’une révolution pure.

    Cette profonde incompréhension est illustrée par une archive de Philippe Sollers récitant avec délectation un petit poème de Mao, le louant comme l’un des éminents penseurs du XXe siècle.

    L’auteur « Des Habits Neufs du président Mao » montre, preuve à l’appui, que le maoïsme n’a rien à envier au fascisme.

    « Simon Leys, l’homme qui a déshabillé Mao » exhume les rares entretiens et films mettant en scène Simon Leys. On y redécouvre notamment le mythique passage à Apostrophes en 1983 qui a révélé cet écrivain belge exceptionnel, ce « decent man » selon la formule d’Orwell que Leys aimait tant. Son sens de la nuance, de la mesure raisonne plus que jamais aujourd’hui.

    Avec la contribution de René Viénet ami et éditeur de Leys, Amélie Nothomb, Franz Olivier Giesbert, Pierre Haski, Nicolas Idier et Chloé Froissart, spécialistes de la Chine et Chen Yan, historien.

    Réalisateurs :

    Fabrice Gardel

    Année de Production : 2023

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    • Simon Leys, l’homme qui a déshabillé Mao1er mai 07:54, par Luniterre

       

       

      Dans ce « documentaire », indépendamment de ce que l’on peut penser du fond, il y a pas mal d’approximations, mais peut-être sont-elles nécessaires au propos lui-même, qui se contente essentiellement d’enfoncer les portes ouvertes, et donc sans trop regarder ce qu’il y a réellement derrière, contrairement à ce qui est prétendu.

       

      On ne peut pas tout revoir en détail dans un post, mais il y a au moins un passage clef que l’on peut expliquer facilement, à propos de l’émission de Pivot en 1983, et qui montre que si Maria Antonietta Macciocchi est possiblement l’imbécile infatuée d’elle-même qu’elle semble être, Simon Leys, malgré de grandes qualités, n’est pas forcément l’intellectuel d’une honnêteté irréprochable que l’on nous présente.

       

      En effet, lorsqu’il sort de sa pochette son petit papier soigneusement préparé pour sa citation de Mao louant Staline en 1958 il ne peut pas ignorer, étant donné ses connaissances de sinologue, que c’est là la version « officielle » des œuvres de Mao, mais qu’elle ne reflète précisément que sa « pensée officielle », qui consistait à tenter de récupérer le prestige de Staline, encore immense, à cette époque, parmi les communistes.

       

      Alors que précisément en 1958 Mao lance effectivement le tragique « Grand Bond en Avant », et précisément sur la base d’une critique radicale de la pensée économique de Staline, telle qu’exprimée en 1952 à l’occasion du XIXe et dernier Congrès du Parti Bolchévique, dans « Les problèmes économiques du socialisme en URSS ».

       

      Ces textes critiques de Mao en 1958 étaient déjà connus et publiés en France depuis 1975, et Simon Leys ne pouvait donc pas les ignorer.

       

      Maria Antonietta Macciocchi reste incapable de lui répondre, soit par ignorance, soit parce qu’évoquer cette « contradiction » l’amènerait à finalement défendre Staline contre Mao, étant donné qu’il avait en quelque sorte déjoué le personnage par avance, mais déjà historiquement, lors de leur entrevue à Moscou, ce qui est également bien connu et documenté.

       

      Quoi que l’on pense de l’un ou de l’autre, il faut aller jusqu’au bout de la réalité des faits et des traces historiques, si on veut vraiment pouvoir en tirer des leçons, et non pas se contenter de rabâcher des lieux communs dans le style « café du commerce ».

       

      En 1983 Maria Antonietta Macciocchi voulait encore conserver une sorte de « béatitude maoïste » qui l’avait portée jusque là, avec une pseudo-« critique de gauche » de la Chine de Deng Xiaoping, et Simon Leys voulait enfin rentrer dans le top-club, en quelque sorte, de l’anticommunisme systémique.

       

      Le vent d’Est ayant déjà tourné, la manche revenait donc à Simon Leys, sur la base de quelques poncifs simplistes associant l’URSS et la Chine dans le même panier « communiste » alors qu’il s’agit en réalité de deux histoires très différentes, y compris dans leurs conséquences aujourd’hui.

       

      A chacun de chercher à comprendre réellement ou de se contenter des poncifs rassurants sélectionnés pour la tranquillité d’esprit du lecteur et de l’auditeur/téléspectateur, qu’il soit de droite ou de « gauche », en fin de compte.

      Luniterre

       

      Le texte de 1958 de Mao contre Staline ne se trouve pas sur le net. Il est cité, avec extraits en photocopies et références bibliographiques dans cet article :

       

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/11/02/maoisme-etou-marxisme-leninisme/

       

      Le texte de 1952 de Staline, critiqué par Mao en 1958 :

      http://ekladata.com/XIzOUZU5-5fFmO7t-8yEXxBGAJM/Les-problèmes-économiques-du-socialisme-en-URSS.pdf

       

      Egalement ici :

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/wp-content/uploads/2017/11/les-problemes-economiques-du-socialisme-en-urss.pdf

       

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        PS : à noter que l’article "maoïsme et/ou marxisme-léninisme" date de 2016 et que si le commentaire est contextualisé par les luttes sociales et les débats de cette année là (Loi El Khomri), les faits historiques cités concernant l’URSS et la Chine, eux, demeurent, évidemment, et c’est ce qui en fait l’intérêt.

         

        Tout aussi évidemment, le commentaire "contextuel" serait tout à fait différent, aujourd’hui, avec l’accentuation de la mutation banco-centraliste du système de domination de classe, devenue vraiment évidente avec la crise de 2020-21.

         

        Néanmoins, le rééditer tel quel, c’est aussi un moyen de mesurer l’évolution de l’analyse en ces huit années.

        Luniterre

         

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     http://cieldefrance.eklablog.com/a-propos-du-film-public-senat-sur-simon-leys-a215743081

    A propos du film "Public Sénat" sur Simon Leys

     

     

     

     

     

     

     

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